Cet article présente l’état des lieux de l’emballage recyclable en France, au moment où le nouveau règlement européen (PPWR) s’apprête à durcir les exigences sur l’écoconception et le taux de recyclabilité des emballages recyclables à l’échelle de l’Union.
Depuis le 1er janvier 2023, la simplification du geste de tri permet désormais que tous les emballages soient jetés dans le bac jaune, qu’ils se recyclent actuellement ou non. Cette extension des consignes de tri a pour but d’augmenter le nombre d’emballages recyclables, par le développement des solutions industrielles de recyclage des matériaux qui n’ont pas encore de filières.
Triman
L’emballage recyclable en quelques chiffres
Aujourd’hui, 69 % des emballages ménagers (tous matériaux confondus) sont recyclés grâce à ce geste de tri des Français devenu premier geste éco-citoyen. Ainsi, en 2024, 3,7 millions de tonnes d’emballages ont été recyclés, soit 2,4 millions de tonnes de CO2 évitées (source : CITEO).
La simplification du geste de tri, l’ouverture de nouvelles filières de recyclage, et l’incitation à mettre en marché uniquement des emballages recyclables à l’horizon 2030 contribueront à faire progresser ces chiffres.
En effet, avec son outil réglementaire PPWR (Packaging and Packaging Waste Regulation), la commission européenne a fixé l’obligation suivante : tous les emballages mis en marché d’ici 2030 devront être recyclables, ce qui nécessite de respecter certains critères de conception pour un recyclage effectif.
En outre, pour qu’un emballage recyclable soit autorisé sur le marché en 2030, il devra avoir un taux de recyclabilité minimum de 70 %.
Ainsi, l’accès d’un produit au marché européen sera conditionné par l’utilisation d’emballages recyclables qui respectent un certain nombre d’exigences légales. Il est donc nécessaire, pour tous les metteurs en marché, d’anticiper dès aujourd’hui ces changements règlementaires pouvant impacter leur activité.
C’est la fin programmée du greenwashing consistant à plaire aux consommateurs : il faudra désormais que les emballages recyclablesle soient réellement…
Les critères de recyclabilité en France
CITEO indique sur son site qu’il existe cinq étapes permettant de déterminer la recyclabilité d’un emballage :
La détermination précise de l’emballage trié par le consommateur, ce qui comprend l’élément principal et ses éventuels éléments associés,
La classification de l’emballage par famille de matériaux (verre, papier-carton, plastique, etc.) et par sa forme (rigide ou souple),
La vérification qu’il existe un système de collecte, de tri et de recyclage à l’échelle industrielle, permettant un recyclage réel des emballages recyclables,
L’orientation efficace des emballages recyclables vers leur filière dédiée,
Le calcul du taux de recyclabilité des emballages recyclables, traduisant le potentiel théorique de recyclage dans des conditions optimales,
La détermination du niveau de recyclabilité des emballages recyclables, sous forme d’un score (de A à E), prenant en compte l’ensemble des critères et permettant d’orienter l’écoconception et de communiquer au consommateur final en toute transparence.
Un focus sur certains critères de cette liste, appuyé par des exemples concrets, nous donnera une bonne vision des enjeux de la recyclabilité en France, et en Europe, pour aujourd’hui et demain.
Déterminer la famille des matériaux
En France, comme en Europe, le matériau principal est celui qui compose l’emballage à plus de 50% en poids de ce matériau. Cela permet de définir la « famille » de l’emballage afin de déterminer s’il dispose d’une filière de recyclage.
Source de l’image : CITEO
Prenons l’exemple de deux emballages complexés composés d’une couche externe en Kraft et d’une couche interne en plastique d’épaisseurs différentes :
Une structure en Kraft 60 / EVOH PE 40
Une structure en Kraft 40 / PET 12 Met / PE 80
Avec seulement 40 µm de plastique interne, le sachet en Kraft 60 / EVOH PE 40 est « mou » : une fois rempli, si le produit est lourd, le sachet risque de s’affaisser ou de faire des plis. Il peut être vulnérable à la perforation (pointes de pâtes sèches par exemple).
Le sachet en Kraft 40 / PET 12 Met / PE 80 est un triplex plus résistant. Le papier ne sert que de décoration car la vraie structure est assurée par le plastique plus épais qui lui donne du « corps » et donc une bonne stabilité. Le PET Met assure une haute barrière à l’O2, l’H2O et la lumière pour une DLC longue.
L’exemple précis de ces deux doypacks, que nous allons examiner tout au long de l’article, permettra de comprendre les critères de recyclabilité des emballages recyclablesaujourd’hui, et comment anticiper les futurs critères annoncés à l’horizon 2030.
Afin de connaître la famille à laquelle appartiennent ces emballages (filière papier/carton ou plastique ?), il convient de regarder la part de chaque matériau qui les compose, en décomposant chaque couche :
Ce tableau indique que pour le kraft 60 complexé, le pourcentage de kraft représente 62% du poids total de l’emballage : il doit alors être dirigé vers la filière papier/carton.
En revanche, avec 31% du poids total, le kraft 40 complexé n’est pas accepté dans la filière papier/carton, et il ne le sera pas non plus dans la filière plastique PE : nous en examinerons les raisons plus loin.
Vérifier l’existence d’une filière de recyclage industrielle
Un emballage recyclable a nécessairement une filière de recyclage dans laquelle il peut être pris en charge après sa collecte. Jusqu’en 2025, les emballages recyclables souples étaient forcément composés de mono PE.
Toutefois, d’autres filières que le PE sont en cours de développement afin de recycler toujours plus de matériaux (voir cas du PP souple infra).
Vérifier la compatibilité des matériaux avec la filière de recyclage
Pour être recyclable, l’emballage doit passer les étapes de tri (balistique, optique), et il doit ensuite pouvoir être recyclé sans polluer la qualité de la matière première recyclée (MPR) et sans endommager les machines (certains matériaux peuvent perturber les recycleurs).
Cette détermination pragmatique de la recyclabilité s’appuie sur les travaux des comités techniques matériaux composés des acteurs du terrain – à savoir les fabricants, les producteurs de matières premières, les centres de recyclages, les centres de tri, les metteurs en marché – soit toutes les entités de la chaîne de valeur du matériau étudié.
Les matrices de recyclabilité résultant des travaux des comités techniques français
Comité intervenant au niveau du tri
Le COCET (COmité Comportement des Emballages en centre de Tri) a pour fonction de documenter et de formaliser la connaissance sur le comportement des emballages dans les centres de tri français.
Par exemple, la collecte de données a mis en évidence que l’opercule n’est généralement pas complètement retiré par le consommateur : il arrive avec sa barquette au centre de tri. Le Cocet porte néanmoins une attention particulière aux « perturbateurs » de tri pour les répertorier.
Le COCET accompagne également les comités matériaux sur le comportement en centre de tri de leurs emballages. Pour ce faire, il formalise des protocoles de tri normés, et définit ce qu’est un test représentatif sur la triabilité d’un emballage.
Les différents comités matériaux intervenant au niveau du recyclage
COTREP : Centre de ressources et d’expertise sur la recyclabilité des emballages ménagers en plastique,
CEREC : Comité d’évaluation de la recyclabilité des emballages papier-carton,
ALUTREC : Comité technique pour le recyclage des petits emballages et emballages souples en aluminium,
COTREM : Comité technique sur la recyclabilité et le recyclage des emballages métalliques rigides,
COTREV : Comité Technique pour la Recyclabilité des Emballages en Verre.
L’évaluation de la recyclabilité d’un emballage par les comités techniques matériaux
Les schémas ci-dessous, communiqués par CITEO, permettent de comprendre le travail important des comités techniques.
Source images : Webinar TREE de CITEO du 4 avril 2024
Les comités techniques s’appuient donc sur des recherches bibliographiques (connaissance théorique, expérience documentée des recycleurs), et la réalisation de tests protocolisés par des comités matériaux. Chaque décision prise est validée à l’unanimité par toutes les entités avant d’être rendue publique.
Ainsi, les comités techniques ont publié 14 avis généraux depuis le vote de la loi AGEC, 37 avis techniques en 2023 et 18 tableaux de recommandations.
Les outils pour modéliser la recyclabilité des emballages
Les comités matériaux définissent ainsi des matrices de recyclabilitéen classant les matériaux selon leur degré de compatibilité avec la filière de recyclage. Il est donc possible de vérifier la compatibilité de certains éléments d’un emballage recyclable en se référant à ces matrices (quelle compatibilité avec une valve, un Zip, une barrière…).
L’équipe écoconception de CITEO intègre ensuite les travaux de ces comités dans leur outil digital TREE disponible sur le portail client et destiné à l’usage des metteurs en marché pour modéliser en ligne leurs emballages et évaluer leur recyclabilité.
Il est important de noter que d’autres comités existent en Europe, comme RecyClass, mais, selon CITEO, seuls les comités français font actuellement référence en France concernant la recyclabilité des matériaux.
Pour l’instant, il n’y a pas de certificat de recyclabilité valable en France. Seule la modélisation dans TREE fait foi pour savoir si un emballage est recyclable en France. CITEO envisage de fournir des certificats de recyclabilité plus tard, permettant, notamment, de s’assurer que la modélisation a bien été faite sans erreur.
Pour connaître le taux de recyclabilité des emballages recyclables, l’outil TREE est également un outil incontournable. En outre, CITEO indique sur son site que « TREE est conçu pour évoluer en fonction des avancées technologiques des filières de recyclage et des mises à jour réglementaires, garantissant ainsi une analyse toujours pertinente et à jour ».
Développement des filières de recyclage en France
C’est grâce à ce travail qu’une nouvelle filière de recyclage vient de s’ouvrir pour les emballages souples en PP. CITEO a sélectionné des recycleurs avec lesquels il a signé des contrats sur le long terme.
Ce qui manquait à cette filière c’était une massification, c’est à dire un volume suffisant de déchets en plastique PP, permettant de construire des filières industrielles de recyclage pérennes. CITEO est devenu propriétaire de ces déchets, permettant de donner de la visibilité à des industriels pour investir et construire des usines pour leur traitement.
Il est dores et déjà possible de réaliser des modélisations sur TREE pour des emballages recyclables en PP souple, comme l’illustre cet exemple de simulation :
Simulation d’un emballage en PP sur TREE
Le futur rôle des comités techniques matériaux français
Lorsque toutes les nouvelles normes européennes seront publiées, le futur rôle des comités français consistera à :
Poursuivre les travaux sur la recyclabilité dans l’optique des révisions de la norme (protocole de tri, protocole de recyclage, tableaux de recyclabilité, etc.),
Tester la recyclabilité de nouveaux développements d’emballages (nouveaux matériaux, nouvelles barrières), permettant l’évolution de la liste des matériaux recyclables intégrés dans les matrices de recyclabilité,
Accompagner l’émergence de certificats de recyclabilité pour les fabricants et les metteurs en marché.
Exemple concret sur la modélisation de recyclabilité grâce à l’outil TREE
La règle pour calculer le taux théorique d’un emballage recyclable
Dans son outil TREE, CITEO énonce ce qui suit :
Source image : CITEO
Reprenons le tableau de nos deux structures de kraft complexés :
Pour le kraft 60 complexé, le pourcentage de kraft représente 62% du poids total de l’emballage : seule cette quantité de kraft sera susceptible d’être recyclée, alors que près de 40% du plastique, bien qu’en PE recyclable, seront enfouis (le mélange avec la pulpe de cellulose ne permet pas le recyclage, et cette pâte humide ne peut pas être valorisée énergétiquement par incinération).
En revanche, le kraft 40 complexé ne représente plus que 31% du poids total, contre 69% de plastique. Même si le plastique est le matériau majoritaire, il ne sera pas accepté dans la filière plastique (même s’il est en PE ou en PP), en raison de la présence du kraft qui perturbe le recyclage. L’entièreté du sachet est donc au mieux incinéré pour une valorisation énergétique, au pire enfoui.
Calcul du taux (score) et du niveau (grade) des emballages recyclables
Le score théorique de recyclabilité lié au matériau principal peut être pondéré par les éléments secondaires comme les additifs, la charge, la barrière, etc., ajoutés dans l’emballage recyclable. Ces éléments entreront dans la matière première de recyclage (MPR) qui sera mise en vente, il faut donc en tenir compte.
Pour chaque emballage, on examine les éléments qui composent le corps, la fermeture et le décor pour vérifier les critères de compatibilité exprimés par couleur. Ainsi, les éléments peuvent être compatibles (vert sur le tableau), tolérés (orange) ou incompatibles (rouge) au recyclage.
Exemple pour un emballage contenant plus de 50% de Kraft. L’encre va se retrouver dans le papier recyclé. Dans la matrice de recyclabilité, certaines encres sont classées dans la colonne verte, ce qui signifie qu’elles ne vont pas impacter la qualité de la matière recyclée, donc le score ne sera pas dégradé.
A contrario, les encres contenant plus de 1% de MOSH et MOAH sont classées orange : le grade sera plus faible, entraînant un déclassement du score à un taux plus bas.
Information issues des matrices de recyclabilité pour des emballages recyclables de la filière papier/cartonCalcul du taux de recyclabilité des emballages recyclables (source CITEO)
La modélisation sur TREE : exemple du kraft complexé 60 / EVOH PE 40
Les résultats sont matérialisés sur TREE de la façon suivante :
Modélisation sur TREE de CITEO
Sans surprise, avec environ 62 % de kraft, cette structure en kraft 60/ Evoh PE 40 permet d’obtenir un emballage recyclable à un taux de 61,3% (en incluant un adhésif éliminable et sans compter les additifs susceptibles de dégrader le score), ce qui le situe à une niveau C. La modélisation précise que seule la partie papier est récupérée, tandis que le reste des éléments séparés n’est pas recyclé, comme le plastique PE pourtant recyclable dans la filière plastique.
Avec ce score et ce niveau, TREE indique que la mention obligatoire sur une fiche dématérialisée est la suivante : « Doypack majoritairement recyclable« .
Sur cette mention obligatoire, CITEO précise les éléments importants suivants :
Source image : CITEO
Sur safiche réflexe d’avril 2023, CITEO mentionne également comment la loi encadre dorénavant les allégations environnementales autorisées sur des emballages recyclables :
Source de l’image : Fiche réflexe de CITEO d’avril 2023
Concrètement, sur cet emballage en kraft complexé contenant plus de 60 % de papier, la seule mention autorisée est « ce doypack est majoritairement recyclable ».
Une formulation personnalisée qui mettrait en avant un taux de papier supérieur à 60 % pour justifier la recyclabilité d’un emballage complexe ne serait pas conforme. En effet, la réglementation impose des mentions standardisées et interdit les raccourcis sémantiques qui pourraient masquer la part non recyclable du produit, en laissant faussement entendre que tout l’emballage est recyclable.
C’est pour lutter contre ce type d’allégations trompeuses que la DGCCRF est missionnée pour l’application de la loi. Ainsi, les sanctions prévues sont les suivantes :
Afin d’éviter tout risque juridique et réputationnel, Ubipack conseille donc de mentionner uniquement des informations environnementales en conformité avec la réglementation.
La modélisation sur TREE : exemple du kraft complexé 40 / PET 12 Met / PE 80
Pour ce kraft complexé, l’on rencontre une première difficulté sur TREE lorsque l’on veut mettre le kraft comme matériaux principal. Voici le message qui apparaît alors :
En effet, avec moins de 50 % de papier, cet emballage ne peut accéder à la modélisation via la filière papier/carton : le matériau majoritaire est le plastique.
Après redirection vers la filière autre plastique, nous avons l’évaluation suivante qui est sans appel : l’emballage n’est pas recyclable, alors qu’il est composé de certains matériaux que l’on sait bien recycler en monomatériaux (papier, PE).
Modélisation sur TREE de CITEO
Ainsi, avec un kraft < à 50% du poids total de l’emballage, ce doypack n’est pas du tout recyclable, ni dans la filière papier, ni même dans la filière plastique. Ce doypack est donc une aberration : il joue sur l’appréciation du papier des consommateurs non avertis, persuadés qu’il est systématiquement recyclable.
En outre, il se retrouve majoritairement dans certains magasins et rayons dédiés au bio qui utilisent l’esthétique du kraft comme marqueur de confiance et outil de différenciation face à la grande distribution. Ce faisant, ils exploitent le biais de naturalité, et la méconnaissance des consommateurs (qui tend, néanmoins, à régresser grâce aux informations de plus en plus disponibles sur cette problématique).
Il s’agit donc d’une forme de complaisance marketing : on donne au client ce qu’il croit être écologique au détriment de la performance environnementale réelle.
Grâce aux contraintes réglementaires du PPWR, ce type de greenwashing sera amené à disparaître : il ne sera plus possible de mettre en marché des doypacks non recyclables, comme ce kraft 40, à la seule fin de plaire à des consommateurs.
Qu’en sera-t-il du kraft 60 qui est partiellement recyclable ? Il s’agit également d’une aberration écologique : alors qu’il existe des emballages recyclables à 100%, même s’ils sont en plastique, une partie non négligeable de ce doypack en kraft complexé finira à l’enfouissement, puisque sa partie en plastique ne pourra être ni recyclée (même s’il s’agit de PE ou de PP), ni incinérée (valorisation énergétique).
Ce kraft 60 ne passera pas l’horizon 2030 : le PPWR, avec un taux de recyclabilité minimum à atteindre de 70%, interdira la mise en marché de cet emballage.
Quid des metteurs en marché qui n’auront pas anticipé cette interdiction d’accès au marché ? Quel choix s’offrira à ceux qui restent « cramponnés » au kraft complexé pour des raisons marketing ?
Ils pourraient être tentés d’augmenter la part de kraft pour que celui-ci atteigne artificiellement les 70% exigés… Cette entorse à l’écoconception ne sera néanmoins pas réalisable, en raison d’une spécificité introduite dans le PPWR.
En effet, l’article 10 sur la « réduction au minimum des emballages »du chapitre II relatif aux « exigences en matière de durabilité », dispose ce qui suit:
« Le fabricant ou l’importateur veille à ce que les emballages (…) les emballages présentant des caractéristiques qui visent uniquement à augmenter le volume perçu du produit, y compris les doubles parois, les doubles fonds et les couches inutiles, ne soient pas mis sur le marché ».
Le Module A sur le « Contrôle interne de la production » de l’Annexe VII relative à la « Procédure d’évaluation de la conformité » mentionne la nécessité de produire une documentation technique comprenant des dessins de la conception permettant d’expliquer le fonctionnement de l’emballage.
La partie B de l’annexe IV sur la « Méthode d’évaluation pour la réduction au minimum des emballages » précise que :
la documentation technique comprend « pour chaque critère de performance énuméré dans la partie A, une description des exigences en matière de conception qui empêchent de réduire davantage le poids ou le volume de l’emballage sans compromettre sa fonctionnalité, y compris la sécurité et l’hygiène, pour le produit emballé, l’emballage et l’utilisateur ; la méthode utilisée pour la définition de ces exigences en matière de conception est décrite et les raisons qui empêchent de réduire davantage le poids ou le volume de l’emballage sont expliquées ; toutes les possibilités de réduction liées à un matériau d’emballage donné sont étudiées, par exemple la réduction de toute couche superflue qui ne remplit pas une fonction d’emballage ».
Ainsi, avec ces notions d’écoconception, de réduction du poids des emballages et de suppression de couches inutiles, il est dores et déjà difficile d’expliquer la nécessité d’augmenter le poids du kraft dans un doypack…
En outre, la fine couche de kraft 40 sur un plastique PE, qui a pour seule fonction de donner l’impression que l’on à affaire à un emballage recyclable vertueux, mais qui empêche la recyclabilité du PE (le papier perturbe le recyclage dans la filière plastique) , va péricliter au profit d’emballages recyclables monomatériaux (PE ou PP).
Ainsi, l’écoconception d’emballages recyclables pour une économie circulaire devient incontournable, tant pour le futur accès au marché par le respect des règles du PPWR, que pour l’amélioration de l’image de marque pour des entreprises réellement soucieuses de leur impact environnemental.
Les travaux de normalisation dans l’harmonisation européenne
Des actes délégués complémentaires sont à venir au niveau européen pour préciser la méthode et les critères de recyclabilité qui deviendront la norme européenne par le PPWR (actes attendus en 2028 pour application en 2030). Les tableaux de recommandations et les protocoles de tests seront également harmonisés.
L’objectif de CITEO est de faire en sorte que les recommandations des comités techniques français d’aujourd’hui soient très proches des recommandations des comités techniques européennes de demain. CITEO est d’ailleurs très actif dans les travaux de normalisation.
Ainsi, les travaux des comités techniques alimentent les débats au niveau européen et poussent, via la normalisation, une méthodologie et des critères pour tous les matériaux au niveau européen, pour définir les règles bien avant 2028. La France est donc déjà très avancée dans ce domaine, en particulier pour le plastique.
C’est également à des fins d’anticipation qu’Ubipack accompagne et conseille les metteurs en marché dès aujourd’hui dans leurs projets packaging, en proposant des solutions d’emballages recyclables à 100 %, afin de les aider à accueillir ces changements réglementaires complexes avec sérénité.
Au départ de nouveaux projets sur des emballages flexibles en général, et sur des doypacks personnalisés en particulier, il n’est pas rare que la question se pose. Kraft ou plastique souple ?
Les éco-recharges sont éco-conçues, économiques mais surtout, surtout, les éco-recharges sont maintenant recyclables et cela, c’est une très bonne nouvelle !
Les sachets à fond plat sont également appelés « box pouches » ou encore « flat bottom pouches ». Ils sont composés d’un soufflet de fond, qui leur permet de tenir debout, et de soufflets latéraux.
Le doypack est un type de sachet souple breveté par l’entreprise Thimonnier dans les années 60, société française spécialisée dans la conception et la réalisation de lignes et machines de conditionnement innovantes et à hautes cadences.
Sachets préformés avec ou sans zip : doypacks, sachets à fond plat (flat bottom, Totani, box pouch) et single lip, sachets trois soudures, sachets à soufflets latéraux.
Bobines pour operculage et ensachage.
Structures nouvelle génération : films multicouches monomatériau recyclables, complexes pasteurisables, micro-ondables, stérilisables, haute barrière.
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